Atlas dynamique des Odonates de France
| Rédaction | Alexandre RUFFONI pour le groupe Opie-Odonates |
| Date des données | Données jusqu'au 01/04/2025, intégrées le 10/02/2026 (moins de 3 mois, la monographie peut ne pas refléter l'état des dernières données !) |
| Date des statuts de validation | Dernier changement de statut de validation le 11/03/2024 |
| Date des textes | Dernière modification le 08/08/2022 |
Référence à citer :
Ruffoni, A. (09 juin 2022). Ceriagrion tenellum (Villers, 1789), Atlas dynamique des Odonates de france, Office pour les insectes et leur environnement, https://atlas-odonates.insectes.org/odonates-de-france/ceriagrion-tenellum
| Ordre | Zygoptères |
| Famille | Coenagrionidae |
| Genre | Ceriagrion |
| Espèce | Ceriagrion tenellum (CD_REF 653286) |
| Liste rouge mondiale | LC : Préoccupation mineure 2023 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Liste rouge européenne | LC : Préoccupation mineure 2023 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Liste rouge nationale | LC : Préoccupation mineure 2016 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Listes rouges régionales | Selon régions | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Déterminante ZNIEFF | Selon région | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
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L'espèce est commune en France, mais absente du tiers nord (néanmoins avec une zone marginale de présence se densifiant). Au sud, elle évite les altitudes trop prononcées, s’arrêtant à la marge inférieure de l’étage montagnard.
C. tenellum est principalement présente en Europe de la façade de l'Océan Atlantique jusqu’à la mer du Nord et en l’Allemagne, et de l’Italie à la Crête en passant par la bordure de la mer Adriatique (Boudot & Kalkman, 2017). En France, bien présente dans les deux tiers sud (avec quelques lacunes, notamment en altitude), sa présence est plus localisée dans le tiers nord. Ses populations y progressent d’ailleurs. L’espèce fréquente aussi bien les milieux faiblement courants que stagnants avec de la végétation aquatique : étangs, mares, fossés, ruisseaux et systèmes tourbeux. Moins plastique que la Petite nymphe au corps de feu, la disparition de la végétation aquatique, la baisse de la qualité et du niveau d'eau de ses milieux sont des menaces pour son maintien.
Même si ses capacités de déplacement restreintes laissent penser à l’implantation locale régulière de ses populations, les indices de reproduction sont à collecter plus systématiquement (émergence, accouplement et exuvies bien que de petite taille pour ce dernier indice).
La colonisation des marges de son aire est à surveiller autant au nord qu'en zone montagnarde. L’actualisation des données est nécessaire et à accentuer dans certaines zones.
Le nombre de mailles de présence augmente régulièrement depuis le début des années 2000, sûrement en relation avec l'accroissement global des connaissances, mais aussi grâce à des recherches ciblées sur la frange de sa répartition (notamment nord).
Pour cette espèce relativement facile à identifier, l'augmentation du nombre de mailles suit globalement la progression de l'amélioration nationale de la connaissance. Néanmoins, les populations semblent se densifier dans certaines régions du nord de la France.
Ex : 40% signifie que 40% des mailles d'observation de l'espèce se situe dans la région considérée.
De répartition hétérogène, les responsabilités régionales de conservation concernent principalement les régions au sud de la Seine de manière relativement diluée, notamment celles de plaine. La Nouvelle-aquitaine apparait comme la région avec le plus de responsabilité.
Espèce plus tardive que P. nymphula, la période de vol des adultes s'étend principalement de juin à août (avril à octobre).
| Altitude min. | 1m |
| Altitude max. | 2847m |
| 80% des observations sont entre 34m et 537m |
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Largement plus présente de la plaine aux collines, elle progresse en altitude, notamment à l'étage montagnard.