Atlas dynamique des Odonates de France
| Rédaction | Alexandre RUFFONI pour le groupe Opie-Odonates |
| Date des données | Données jusqu'au 01/04/2025, intégrées le 10/02/2026 |
| Date des statuts de validation | Dernier changement de statut de validation le 11/03/2024 |
| Date des textes | Dernière modification le 16/04/2026 |
Référence à citer :
Ruffoni, A. (18 février 2026). Gomphus vulgatissimus (Linnaeus, 1758), Atlas dynamique des Odonates de france, Office pour les insectes et leur environnement, https://atlas-odonates.insectes.org/odonates-de-france/gomphus-vulgatissimus
| Ordre | Anisoptères |
| Famille | Gomphidae |
| Genre | Gomphus |
| Espèce | Gomphus vulgatissimus (CD_REF 65225) |
| Liste rouge mondiale | LC : Préoccupation mineure 2023 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Liste rouge européenne | LC : Préoccupation mineure 2023 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Liste rouge nationale | LC : Préoccupation mineure 2016 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Listes rouges régionales | Selon régions | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Déterminante ZNIEFF | Selon région | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Gomphus vulgatissimus a une large répartition paléarctique (Boudot et Kalkman, 2017). Il se rencontre de l'Europe de l’Ouest jusqu'à la Sibérie occidentale, mais est absent d'une grande partie des pays méditerranéens. Il est commun dans la partie ouest et central de l'Europe (Boudot et Kalkman, 2017). L'espèce est en progression en Grande-Bretagne (Hickling et al. 2005).
La répartition française marque des lacunes, mais l'espèce est commune sur le territoire, voir très commune dans de nombreuses régions du centre et du nord-est. Elle évite les zones de relief et reste très disséminée dans les départements côtiers (façade atlantique, Normandie, Hauts-de-France et zone méditerranéenne) et en région parisienne. Elle n'est pas présente en Corse.
L'espèce se développe dans une grande diversité de milieux courants depuis les sources jusqu'aux grands cours d'eau, essentiellement à basse altitude. Occasionnellement, on la rencontre dans les bras morts et annexes et beaucoup plus rarement dans d'autres types de pièces d'eau stagnante (lacs, réservoirs, gravières...). Les larves vivent dans les secteurs avec du sédiment fin (sables, éléments organiques) (Heidmann et Seidenbusch, 2022). Le stade larvaire dure entre 2 et 4 ans (Grand et Boudot 2006).
Les adultes peuvent être observés loin de l'eau se chauffant sur le sol nu ou en chasse dans les milieux ouverts (milieux souvent assez chauds ou bien exposés).
Ses capacités de dispersion sont importantes comme chez beaucoup d'anisoptères. Les indices d'autochtonie sont assez faciles à trouver, surtout les exuvies. La rendu du degré d'autochtonie est probablement en dessous de la réalité des connaissances en laison avec le jeu de données utilisé, toutefois un effort permettrait encore d'accroitre cette information. Si la carte présente des indices d'autochtonie relativement localisés, il y a fort à penser qu'en réalité l'espèce est implanté très régulièrement, mis à part, en altitude, en bordure méditerranéenne, dans l'extrême nord du pays, en bordure atlantique et en Normandie.
L'espèce est bien répartie, la pression de prospection française a permis de détecter l'espèce dans l'essentiel de son aire de répartition attendue. Les dynamiques d'atlas régionaux et la transmission de plus en plus systématique de données d'espèces communes ont permis de mieux cerner sa répartition française. Elle accompagne régulièrement des espèces à enjeux comme d'autres Gomphidae ou la Cordulie à corps fin. Ces dernières années, l'espèce a également profité des programmes de Suivi des espèces de Gomphes de Loire et de la Surveillance des odonates Gomphidae et anisoptères prioritaires. L'espèce est aussi probablement en progression grace à l'amélioration de la qualité des eaux.
Les données seraient sans doute à actualiser en Normandie et en Lorraine.
Avant 2014, le nombre de mailles par an où l 'espèce était observée était en croissance. Depuis cette date, ce pourcentage est relativement stable.
L'augmentation du nombre de mailles suit globalement la progression de l'amélioration nationale de la connaissance. Les stations de l'espèce semblent également se densifier au regard de l'amélioration de la qualité des cours d'eau pour cette espèce peu exigeante.
Ex : 40% signifie que 40% des mailles d'observation de l'espèce se situe dans la région considérée.
La responsabilité de cette espèce commune est diluée sur plusieurs régions.
Cette espèce est assez précoce et les émergences sont synchronisées (Heidemann et Seindenbuch, 2022). En plaine, elle emerge massivement fin avril et mai, la période de vol s'étalant d'avril à essentiellement juillet.
| Altitude min. | 1m |
| Altitude max. | 1383m |
| 80% des observations sont entre 54m et 407m |
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L'espèce occupe essentiellement les basses altitudes, les plaines et la zone collinéenne.