Atlas dynamique des Odonates de France
| Rédaction | Cyril BERQUIER pour le groupe Opie-Odonates |
| Date des données | Données jusqu'au 01/04/2025, intégrées le 10/02/2026 |
| Date des statuts de validation | Dernier changement de statut de validation le 27/06/2022 |
| Date des textes | Dernière modification le 22/10/2026 |
Référence à citer :
Berquier, C. (22 octobre 2026). Paragomphus genei (Selys, 1841), Atlas dynamique des Odonates de france, Office pour les insectes et leur environnement, https://atlas-odonates.insectes.org/odonates-de-france/paragomphus-genei
| Ordre | Anisoptères |
| Famille | Gomphidae |
| Genre | Paragomphus |
| Espèce | Paragomphus genei (CD_REF 65239) |
| Liste rouge mondiale | LC : Préoccupation mineure 2023 | ||
| Liste rouge européenne | LC : Préoccupation mineure 2023 | ||
| Plan National d'Actions en cours | Aller sur le site du PNA 2020 | ||
| Listes rouges régionales | Selon régions | ||
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| Déterminante ZNIEFF | Selon région | ||
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La Corse est actuellement la seule région française où Paragomphus genei est présent.
Paragomphus genei est une espèce d’origine afrotropicale aujourd’hui répandue en Afrique, au Moyen-Orient et dans le sud de l’Europe (Boudot & Kalkman, 2015). La Corse est actuellement la seule région française où cette libellule est présente. Sur l’île, l’espèce n’est connue que de quelques cours d’eau, principalement des rivières de basse altitude à courant lent et aux eaux relativement chaudes, notamment en période estivale. Ces cours d’eau conservent généralement une dynamique hydrosédimentaire naturelle peu altérée. L’espèce peut également coloniser des eaux stagnantes, mais cette situation n’a jusqu’à présent pas été observée en Corse. Les stations connues se caractérisent par d’importants dépôts sableux (notamment des bancs et de petites plages de sable), dans lesquels se développent les larves, ainsi que par une végétation ripicole généralement bien développée.
Compte tenu de sa rareté et du faible nombre de stations connues, Paragomphus genei peut être considéré comme menacé ou proche de l'être en Corse, bien que son niveau de menace reste à préciser selon les critères de l’UICN. La dégradation de ses habitats (ex : aménagements du lit et des berges des cours d’eau, extraction ou dépôt de matériaux, recalibrage des cours d’eau, destruction de la végétation ripicole) et l’introduction d’espèces exotiques envahissantes (ex : poissons et écrevisses exotiques) constituent les principales menaces potentielles pour Paragomphus genei sur l'île. Le réchauffement climatique pourrait favoriser l’expansion géographique de cette espèce au cours des prochaines décennies.
À ce jour, la reproduction de Paragomphus genei a été confirmée sur quelques tronçons de rivières situés dans l’ouest de la Corse. Les mâles de cette espèce sont très territoriaux et défendent souvent avec insistance des portions de rive favorables à la reproduction. Les imagos peuvent cependant s’éloigner fortement des sites d’émergence, notamment les individus immatures, chez lesquels les comportements erratiques et les déplacements de dispersion sont fréquents. La seule observation d’imagos, même territoriaux, ne permet donc pas d’attester l’autochtonie de l’espèce sur un site. Les exuvies sont en revanche assez faciles à repérer dans les zones d’émergence (ex. : bancs de sable, bois morts échoués) et aisément identifiables. Il est donc recommandé de privilégier leur recherche afin de confirmer l’autochtonie de l’espèce sur les sites d’observation. La recherche de larves ainsi que le relevé des comportements d’accouplement ou de ponte permettent également de recueillir des indices complémentaires de reproduction.
La reproduction de Paragomphus genei n’a été confirmée en Corse qu’en 2019, bien que des observations d’individus y aient été ponctuellement signalées depuis les années 1970. Depuis cette confirmation, les données d’observation se sont fortement multipliées, notamment sur la façade occidentale de l’île, en lien avec l’intensification des prospections et des suivis ainsi que l’amélioration des connaissances sur l’écologie de cette espèce. Une augmentation des effectifs régionaux favorisée par le réchauffement climatique pourrait également contribuer à cette tendance.
Le nombre d’observations de Paragomphus genei a fortement augmenté ces dernières années, en lien notamment avec l’intensification des prospections et des suivis ainsi que l’amélioration des connaissances sur l’écologie de cette espèce. Une augmentation des effectifs régionaux favorisée par le réchauffement climatique pourrait également contribuer à cette tendance.
Le nombre de mailles dans lesquelles la présence de Paragomphus genei est connue a fortement augmenté ces dernières années, en lien avec l’intensification des prospections et des suivis ainsi que l’amélioration des connaissances sur l’écologie de l’espèce en Corse. Une augmentation des effectifs régionaux favorisée par le réchauffement climatique pourrait également contribuer à cette tendance.
Ex : 40% signifie que 40% des mailles d'observation de l'espèce se situe dans la région considérée.
La Corse est actuellement la seule région française où Paragomphus genei est présent. Elle porte donc une responsabilité régionale capitale dans la conservation de cette espèce à l’échelle nationale.
Les suivis et observations réalisés à l’échelle régionale par l’Office de l’environnement de la Corse depuis 2019 montrent que Paragomphus genei vole principalement de juin à août, avec un pic d’émergence généralement enregistré au cours du mois de juillet.
| Altitude min. | 159m |
| Altitude max. | 246m |
| 80% des observations sont entre 159m et 246m |
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Paragomphus genei est une espèce qui, en Corse, n’est actuellement observée et ne se reproduit qu’à basse altitude, au niveau des étages thermoméditerranéen et mésoméditerranéen inférieur.