Atlas dynamique des Odonates de France
| Ordre | Zygoptères |
| Famille | Lestidae |
| Genre | Lestes |
| Espèce | Lestes virens |
| Sous espèces | |
| Lestes virens virens (Charpentier, 1825) | |
| Lestes virens vestalis Rambur, 1842 | |
| Liste rouge mondiale | LC : Préoccupation mineure 2023 | ||||||||||||||||||||||||||||||
| Liste rouge européenne | LC : Préoccupation mineure 2023 | ||||||||||||||||||||||||||||||
| Liste rouge nationale | LC : Préoccupation mineure 2016 | ||||||||||||||||||||||||||||||
| Listes rouges régionales | Selon régions | ||||||||||||||||||||||||||||||
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| Déterminante ZNIEFF | Selon région | ||||||||||||||||||||||||||||||
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La distribution de l’espèce en France métropolitaine est plus homogène au sud qu’au nord où l’espèce semble absente de la façade de la Manche (voir les monographies de chaque sous-espèce)
L’aire de répartition de ce taxon paléarctique s’étend de l’ouest de l’Europe et de l’Afrique du Nord jusqu’à l’Altaï en évitant les déserts. Lestes virens est présent l’ensemble de l'Europe, à l'exception des îles Britanniques, de la Finlande et de la Scandinavie à l’exception du sud de la Suède. De l'Europe orientale, l'aire de répartion s'étend jusqu'en Asie centrale, dans le Caucase et dans le nord de l'Iran. En Méditerranée, l’espèce se rencontre au Maghreb, dans le Levant et en Turquie.
Lestes virens est inféodé aux eaux stagnantes même temporaires, de la mare à l’étang ou au lac bordé de grands hélophytes, du marais aux lagunes saumâtres ou aux tourbières. Après une diapause hivernale, les larves se développent en deux à trois mois, dans des secteurs ensoleilles et à faible profondeur. Comme pour la majeure partie des autres Lestes, la femelle semble pondre uniquement dans la végétation herbacée.
Deux sous espèces sont présentes en Europe, Lestes virens virens et Lestes virens vestalis. Simonsen et al. 2023 confirment la validité des deux sous espèces mais aussi un groupe très distinct pour des spécimens de Sicile. Le schéma génétique mis en évidence par les auteurs semble refléter différents refuges glaciaires : l'un ibérique et nord-africain pour L. virens virens ; un autre, potentiellement italien pour L. virens vestalis ; et un dernier sicilien et nord-africain pour les populations siciliennes. Des études supplémentaires seront nécessaires pour déterminer le statut des populations en Sicile, du sud-est de l'Europe et d'Afrique du Nord. Simonsen et al. ne traitent que des populations d'Europe occidentale, les populations et sous-espèces plus à l'est dans l'aire de répartition eurasienne restent donc à étudier, mais la possibilté d'un refuge glaciaire ponto-caspien n'est peut-être pas à exclure.
Différencier les deux taxons est souvent difficile dans les premières semaines qui suivent l’émergence, et la prudence est recommandée lors de l’identification, certains caractères n’apparaissant qu’à maturité. Aucune étude n’atteste pour l’instant des possibilités d’hybridation mais dans les zones de sympatrie, des observateurs ont évoqué des formes intermédiaires, observations qu’il resterait à vérifier par une étude ciblée utilisant à la fois l’analyse génétique et la phénétique.
Attention : Les observations faites en France ou rapportées dans les études, bases de données etc. ne sont pas forcément rendues à la sous-espèce. Les monographies de Lestes virens vestalis et Lestes virens virens dans notre Atlas dynamique des Odonates de France devront donc être vues comme des indications et non comme une représentation exhaustive de la distribution de chaque sous-espèce.
L'espèce est menacée par la dégradation ou la disparition des zones humides, mares etc. et par le changement climatique, avec des sécheresses plus précoces empêchant les larves de finir leur cycle à temps.
Références bibliographiques
Les émergences sont parfois massives ce qui permet d'attester l'autochtonie de l'espèce sur un site, mais les détails des observations ne parviennent pas toujours aux bases de données. L'autochtonie de l'espèce est donc avérée pour un bien plus grand nombre de données que ce qui figure sur cette carte.
L'évolution du nombre et de la localisation des données laisse penser à une bonne dynamique globale de l'espèce. Plus localement, l'espèce peut avoir subi l'impact des changements agriculturaux (destruction de mares, de zones humides) mais aussi du changement climatique (assèchement trop précoce des sites)
Une session d'observation = 1 observateur + 1 lieu + 1 date
On constate une progression du nombre de données qui est à lier aux dynamiques crées par les plans nationaux d'actions et à l'essor des applications de sciences participatives.
Là encore, la progression du nombre de mailles occupées est à lier aux dynamiques crées par plans nationaux d'actions et à l'essor des applications de sciences participatives.
Ex : 40% signifie que 40% des mailles d'observation de l'espèce se situe dans la région considérée.
Si la région Nouvelle-Aquitaine a une responsabilité importante de l'espèce, l'Occitanie, le Centre Val de Loire et Auvergne Rhône Alpes constituent, elles aussi, des bastions pour l'espèce.
Avec une éclosion des larves au printemps, la période de vol démarre rarement avant mi mai et le pic d'observation est visible en juillet et en août au nord comme au sud du pays. Toutefois, des mentions tardives jusqu'à la fin de novembre sont bien documentées.
| Altitude min. | 1m |
| Altitude max. | 2505m |
| 80% des observations sont entre 39m et 468m |
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Malgré quelques individus erratiques observés à haute altitude, l'essentiel des observations est fait en plaine et à moins de 400 m d'altitude.