Atlas dynamique des Odonates de France
| Ordre | Zygoptères |
| Famille | Lestidae |
| Genre | Lestes |
| Espèce | Lestes virens virens |
| Listes rouges régionales | Selon régions | ||
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La carte ne représente qu'une partie des données de L. v. virens, les observateurs n'indiquant souvent que le rang spécifique et les remontées dans les bases de données pouvant parfois être dégradées à l'espèce. Une attention particulière serait à porter sur les observations situées au nord de la limite couramment acceptée pour la sous-espèce en question. L'examen des photos, des spécimens en collection serait à encourager pour lever les doutes comme pour identifier d'éventuels individus présentant des caractères des deux sous-espèces comme il est parfois rapporté. Un travail sur la génétique pourrait également apporter une meilleure vision de la chorologie du taxon et son éventuelle progression vers le nord aux dépens de l'autre sous espèce ou un repli vers le sud au profit de cette dernière.
La sous-espèce nominale de Lestes virens est confinée au sud-ouest de l'Europe et au Maghreb. En France continentale, Lestes virens virens est présent au sud d'une ligne La Rochelle - Grenoble et les données au nord de cette ligne devraient être regardées avec prudence, môme quand elles ont été faites par des observateurs aguerris, les différences entre les deux sous-espèces présentes en France étant subtiles, en particuliers chez de jeunes imagos, et l'existence de d'individus présentant des caractères des deux sous-espèces ayant été rapportée. On notera également les données proches de la frontière italienne alors qu'en Italie, seul L. v. vestalis est connu. Pour la Corse, proche de l'Italie et de la Sardaigne, les populations relèvent probablement de L. virens virens mais Jödicke (1997) rappelle que la délimitation et la répartition des deux sous-espèces sont incertaines ce que confirment Boudot & Willigalla (2015), pour qui l'identification des sous-espèces dans leurs zones de contact est souvent impossible.
Voyez également Lestes virens et Lestes virens vestalis
Références bibliographiques à utiliser :
Les émergences sont parfois massives ce qui permet d'attester l'autochtonie de l'espèce sur un site, mais les détails des observations ne parviennent pas toujours aux bases de données. L'autochtonie de l'espèce est donc avérée pour un bien plus grand nombre de données que ce qui figure sur cette carte.
L'évolution du nombre et de la localisation des données laisse penser à une bonne dynamique globale de l'espèce. Plus localement, Boudot et al. (2024) évoque un lourd tribut payé par la sous-espèce en raison de l'assèchement et de la disparition des mares et des marais dans le sud du pays. Le changement climatique, quant à lui pourrait impacter l’espèce lors des assèchements trop précoces des sites qui pourraient devenir récurrents.
On constate une progression du nombre de données qui est à lier aux dynamiques crées par les plans nationaux d'actions et à l'essor des applications de sciences participatives. On peut y voir également la publication de guides incitant à l'identification à la sous-espèce à partir de 2006.
Là encore, la progression du nombre de mailles occupées est à lier aux dynamiques crées par plans nationaux d'actions et à l'essor des applications de sciences participatives et de la publication de guides pour les naturalistes.
Ex : 40% signifie que 40% des mailles d'observation de l'espèce se situe dans la région considérée.
L'aire de répartition de la sous-espèce, limitée à la partie sud du pays, en fait porter la responsabilité sur les régions Occitanie, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Nouvelle-Aquitaine essentiellement et à Auvergne-Rhône-Alpes pour ses départements méridionaux. Le faible nombre de données disponibles pour la Corse explique la faible responsabilité de la région.
Avec une éclosion des larves au printemps, la période de vol démarre rarement avant mi-mai et le pic d'observation est visible en juillet et en août. Pour la zone nord, le pic en juin pourrait s'expliquer par des erreurs d'identification alors que les imagos sont émergents ou ténéraux et difficilement distingués de L. v. vestalis voire d'autres Lestes. Enfin, des mentions tardives jusqu'à la fin de novembre sont bien documentées.
| Altitude min. | 2m |
| Altitude max. | 2151m |
| 80% des observations sont entre 80m et 920m |
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Malgré quelques individus erratiques observés à haute altitude, l'essentiel des observations est fait en plaine et à moins de 950 m d'altitude. Les observations en altitude sont donc plus nombreuses que lorsque l'on prend en compte les données aux rang spécifique sans qu'il soit possible de trancher entre un biais d'identification et des habitats plus favorables en altitude.