Atlas dynamique des Odonates de France
| Ordre | Zygoptères |
| Famille | Lestidae |
| Genre | Lestes |
| Espèce | Lestes virens vestalis |
| Listes rouges régionales | Selon régions | ||||
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La carte ne représente qu'une partie des données de L. v. vestalis, les observateurs n'indiquant souvent que le rang spécifique et les remontées dans les bases de données pouvant parfois être dégradées à l'espèce. Une attention particulière serait à porter sur les observations situées près de la limite sud couramment acceptée pour la sous-espèce en question. L'examen des photos, des spécimens en collection serait à encourager pour lever les doutes comme pour identifier d'éventuels individus présentant des caractères des deux sous-espèces comme il est parfois rapporté. Un travail sur la génétique pourrait également apporter une meilleure vision de la chorologie du taxon et son éventuelle progression vers le sud aux dépens de l'autre sous espèce ou un repli vers le nord au profit de cette dernière. On notera que, comme dans la monographie de l'espèce, très peu de données proviennent de la façade de la Manche et de la Bretagne, malgré un climat plutôt favorable. Il convienddrait de rechercher s'il s'agit d'un biais de prospection ou de la rareté des habitas en raison, par exemple, d'une agriculture intensive ayant fait disparaitre mares et marais.
L’aire de répartition de Lestes virens vestalis recouvre l’ensemble de l'Europe, en dehors des îles Britanniques, de la Finlande et de la Scandinavie à l’exception du sud de la Suède. De l'Europe orientale, elle s'étend jusqu'en Asie centrale, dans le Caucase et dans le nord de l'Iran mais dans le sud de la France, la péninsule Ibérique et au Maghreb, c’est la sous-espèce Lestes v. virens qui la remplace, comme en Corse et en Sardaigne.
En France continentale, Lestes virens vestalis est présent au nord d'une ligne La Rochelle - Grenoble et les données au sud de cette ligne devraient être regardées avec prudence, même quand elles ont été faites par des observateurs aguerris, les différences entre les deux sous-espèces présentes en France étant subtiles, en particulier chez de jeunes imagos, et l'existence de d'individus présentant des caractères des deux sous-espèces ayant été rapportée.
Voyez également Lestes virens et Lestes virens virens
Références bibliographiques à utiliser :
Les émergences sont parfois massives ce qui permet d'attester l'autochtonie de l'espèce sur un site, mais les détails des observations ne parviennent pas toujours aux bases de données. L'autochtonie de l'espèce est donc avérée pour un bien plus grand nombre de données que ce qui figure sur cette carte.
L'évolution du nombre et de la localisation des données laisse penser à une bonne dynamique globale de l'espèce. Néanmoins, l’absence de données récentes ou actuelles remontées de la région Grand-Est et plus particulièrement des départements marnais est intrigante.
Une session d'observation = 1 observateur + 1 lieu + 1 date
L'augmentation du nombre de mailles où l'espèce est observée est sans doute à lier aux dynamiques créées par les plans nationaux d'actions et à l'essor des applications de sciences participatives. On peut y voir également la publication de guides incitant à l'identification à la sous-espèce à partir de 2006. En revanche, la baisse importante et constante de la fréquence de l'(espèce dans les sessions de terrain est plus difficile à expliquer. La petite taille de l'espèce et sa couleur la rendent sans doute moins facile à détecter en particulier par les naturalistes les moins spécialistes. On peut également y voir un effet de l'identification à l'espèce qui rendrait la visibilté de la sous-espèce bien moindre, ce qui n'est pas le cas pour L. v. virens.
La progression du nombre de mailles occupées est à lier aux dynamiques crées par plans nationaux d'actions et à l'essor des applications de sciences participatives et de la publication de guides pour les naturalistes.
Aucun référence trouvée
Ex : 40% signifie que 40% des mailles d'observation de l'espèce se situe dans la région considérée.
L'aire de répartition de la sous-espèce, limitée à la partie nord du pays, en fait porter la responsabilité sur les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Centre - Val de Loire.
Avec une éclosion des larves au printemps, la période de vol démarre rarement avant mi-mai et le pic d'observation est visible en juin, juillet et en août selon la latitude. Des mentions tardives jusqu'à la fin de novembre sont bien documentées.
| Altitude min. | 1m |
| Altitude max. | 1465m |
| 80% des observations sont entre 87m et 298m |
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L’aire de répartition de la sous-espèce en France rend les observations d’altitude improbable au-delà de 1 800 m pour des individus erratiques. L'essentiel des observations est fait en plaine et à moins de 300 m d'altitude ce qui est cohérent avec l’appétence de l’espèce pour les milieux ensoleillés et chauffés par le soleil (Boudot et al. 2024).