Atlas dynamique des Odonates de France
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Coenagrion hastulatum (Charpentier, 1825)

Rédacteur :
Régis KRIEG-JACQUIER pour le groupe Opie-Odonates

Dernière mise à jour le 11-08-2022 à 10h40
Statuts Source : Taxref 15.0 (16/12/2021)
Liste rouge mondiale LC : Préoccupation mineure 2021
Liste rouge européenne LC : Préoccupation mineure 2021
Liste rouge nationale VU : Vulnérable 2016
Plan National d'Actions en cours OUI 2020 Voir sur le site du PNA
Protections régionales Ile-de-France : RI11 : Liste des insectes protégés en région Île-de-France : Article 1 1993
Listes rouges régionales Selon régions
Alsace 2014 En danger (EN)
Auvergne 2017 Préoccupation mineure (LC)
Bourgogne 2015 En danger critique (CR)
Franche-Comté 2013 Quasi menacée (NT)
Limousin 2018 En danger (EN)
Occitanie 2018 En danger (EN)
Provence-Alpes-Côte-d'Azur 2017 Non applicable (NA)
Rhône-Alpes 2014 Vulnérable (VU)
Déterminante ZNIEFF Selon région
Auvergne-Rhône-Alpes Toute la région
Bourgogne-Franche-Comté Toute la région
Occitanie Toute la région
F. Jiguet
P. Gourdain
S. Wroza
S. Wroza

Densité des observations

Animer les données
Faible densité Densité moyenne Forte densité

L’espèce est rare en France, localisée aux secteurs de montagne et au contact de l'Allemagne. Des données anciennes à l’étage collinéen (Morvan, nord de l’Isère) peuvent être interprétés comme des stations abyssales disparues au vu des milieux (Greffier 2022 ; Bourderionnet 2008) ; d’autres données demandent à être validées (Marne, Aube, lac du Bourget, Bas-Vivarais).

Bourderionnet G. 2008. Coenagrion hastulatum In : DELIRY C. (coord.) Atlas illustré des libellules de la région Rhône-Alpes. Dir. du Groupe Sympetrum et Muséum d’Histoire Naturelle de Grenoble, Biotope, collection Parthénope, Mèze: 123-126.

Greffier B. 2022 Coenagrion hastulatum (Charpentier, 1825) in SHNA-OFAB, CBNFC-ORI, Opie-FC, 2022. Atlas des Odonates de Bourgogne-Franche-Comté. Rev. Sci. Bourgogne-Franche-Comté Nature Hors-série 17. 446p

Coenagrion hastulatum

l’ Agrion hasté

Coenagrion hastulatum est largement distribué sur tout le nord de l’écozone paléarctique, de la mer de Béring à l’est jusqu’au nord et au centre de l’Europe à l’ouest. Des aires disjointes (Écosse, Massif central, Pyrénées, Balkans) complètent la distribution de l’espèce. C’est une espèce que l’on rencontre dans les eaux stagnantes (lacs tourbeux, étangs, tourbières) bien ensoleillées, plutôt acides avec présence de laiches à petites feuilles, de sphaignes ou de tremblants. L’espèce est montagnarde dans les secteurs les plus méridionaux. 2 à 3 semaines après la ponte, La phase larvaire commence, comptant 10 à 13 stades et durant 1 à 4 ans selon l’altitude et la latitude. L’espèce est menacée par les aménagements des zones humides (drainage, boisements, transformation en retenues collinaires pour les sports d’hiver) et par le changement climatique dans le sud de son aire de répartition où l’espèce se confine aux pièces d’eau d’altitudes élevées.

Références bibliographiques utilisées :

  • Atlas of the european dragonflies and damselflies (Boudot & Kalkman, 2015);
  • Libellules de France, Belgique, Luxembourg et Suisse (Boudot et al., 2017) ;
  • Fiches espèces du site INPN ;
  • Qualification du lien Odonates-Habitat, note méthodologique pour le MNHN. Office pour les insectes et leur environnement. (Louboutin & Houard, 2015).

Répartition de Coenagrion hastulatum (Charpentier, 1825)

Données d'autochtonie

Les exuvies de l’espèce, comme celles des autres Coenagrion, sont difficiles à repérer et fragiles, mais la période d’émergence s’étendant du début de mai jusqu’à la première décade d’août devrait pouvoir être validée en recherchant les individus émergents et ténéraux.

Répartition de Coenagrion hastulatum (Charpentier, 1825)

Données temporelles

L’espèce semble stable sur la majeure partie de son aire de distribution, les données récentes et actuelles n’apportant que de rares nouvelles mailles où les données devraient être vérifiées.

Observations de l'espèce

Une session d'observation = 1 observateur + 1 lieu + 1 date

Le pourcentage de mailles où l’espèce est observée a varié au cours des trente dernières années. L’augmentation récente est sans doute à attribuer au PNAO et à l’essor des données naturalistes (Visionature), celle des années 2000 est plus difficile à interpréter (Invod, Cilif). La baisse de la fréquence d’observation de C. hastulatum dans les sessions d’observation est à attribuer à son indice de rareté.

Nombre de mailles où l'espèce est observée

L'augmentation du nombre de mailles suit globalement la progression de l'amélioration nationale de la connaissance odonatologique.

Responsabilité régionale pour la conservation de l'espèce
<5% Très diluée <10% Diluée <20% Moyenne <35% Forte <100% Capitale

Ex : 40% signifie que 40% des mailles d'observation de l'espèce se situe dans la région considérée.

La majorité des mailles où l’espèce est observée concerne la région Auvergne-Rhône-Alpes en raison des nombreux secteurs d’altitude. Bourgogne-Franche-Comté (chaine jurassienne) et Occitanie (Pyrénées) assurent le reste des responsabilités nationales dans la conservation de C. hastulatum.

Période de vol des adultes
J
F
M
A
M
J
J
A
S
O
N
D

La longue période d’émergence de l’espèce est sans doute à l’origine du pic d’observation en juin et juillet.

Altitudes min/max d'observation
Altitude min. 130m
Altitude max. 2966m
80% des observations sont entre
683m et 1714m

En France, l’espèce est essentiellement présente à l’étage montagnard. Les stations de plus haute altitude sont plus localisées, de plus petite taille, abritant donc des populations moins nombreuses. Mais ces secteurs sont peut-être sous-prospectées ; un programme comme CIMaE (Climatic Impact on Mountain Aquatic Ecosystems) permettra sans doute une meilleure approche de l’espèce à l’étage subalpin.

Les Odonates Bibliographie