Atlas dynamique des Odonates de France
| Ordre | Anisoptères |
| Famille | Libellulidae |
| Genre | Leucorrhinia |
| Espèce | Leucorrhinia rubicunda |
| Liste rouge mondiale | LC : Préoccupation mineure 2023 | ||||||
| Liste rouge européenne | LC : Préoccupation mineure 2023 | ||||||
| Liste rouge nationale | RE : Disparue au niveau régional 2016 | ||||||
| Plan National d'Actions en cours | Aller sur le site du PNA 2020 | ||||||
| Protections régionales |
Ile-de-France :
RI11 : Liste des insectes protégés en région Île-de-France : Article 1
1993
|
||||||
| Listes rouges régionales | Selon régions | ||||||
|
|||||||
| Déterminante ZNIEFF | Selon région | ||||||
|
|||||||
Les mentions anciennes sont antérieures à 1900 (Dommanget 1987 ; Jacquemin & Boudot, 1991). Les observations attribuées à Pidancet en Franche-Comté se sont révélées erronées et correspondent en réalité à Leucorrhinia pectoralis (David et al., 2025).
Toutefois, des observations d’individus isolés ont été rapportées au XXIᵉ siècle (et à la fin du XIXe). Des individus en dispersion, issus des populations des Flandres et du nord de l’Europe, sont régulièrement observés dans les régions des Hauts-de-France et du Grand Est (Fierimonte & Vanappelghem, 2021). Les données documentées concernent principalement les Hauts-de-France (Picardie et Nord–Pas-de-Calais) (Gavory & Dommanget, 1998 ; Vanappelghem & Veille, 2001). Une observation a également été signalée en 2012 en Alsace (Forum Insectes ; M. Solari) ainsi que assez recemment en Champagne-Ardenne (Ternois, 2018).
Si l’on considère L. intermedia comme une espèce distincte, Leucorrhinia rubicunda, élément eurosibérien, est présente de la Belgique et des Pays-Bas jusqu’à l’Allemagne (partie nord et frange septentrionale des Alpes), l’Autriche et la Pologne. Son aire s’étend également à la Scandinavie, jusqu’au Kazakhstan, à l’ouest de la Sibérie et au nord-ouest de la Mongolie (Boudot & Kalkman, 2015 ; Boudot et al., 2017). Avec Leucorrhinia dubia, il s’agit de l’espèce la plus septentrionale d’Europe (Boudot & Kalkman, 2015). Elle est encore assez fréquente des Pays-Bas jusqu’aux rives de la mer Baltique (Heidmann & Seidenbuch, 2002).
L’espèce est très rare et en régression dans les zones tempérées, et les populations alpines sont petites et isolées. Elle ne possède plus de populations établies en France ; les observations récentes en dehors de son aire de répartition permanente sont attribuées à des individus migrants (notamment en France, au Luxembourg et en Suisse). L’espèce était présente en Lorraine au XIXᵉ siècle, notamment dans les Vosges du Nord (Jacquemin & Boudot, 1991). En 1998-1999, l’existence de populations en Lorraine, Alsace et Franche-Comté était encore considérée comme possible (Gavory & Dommanget, 1998 ; Boudot, 1999). Actuellement, les populations pérennes les plus proches se trouvent en Belgique (Boudot et al., 2017).
L’espèce fréquente des milieux stagnants oligotrophes à mésotrophes, riches en sphaignes ou en végétation (hélophytes ou hydrophytes), tels que les milieux tourbeux (gouilles, fosses), les mares, marais, lacs et étangs tourbeux ou herbeux mésotrophes (Dommanget, 1987 ; Boudot et al., 2017). La larve est sensible à la présence de poissons.
Les données récentes ne sont le fruit que de la présence d'individus erratiques et aucune population établie n'est connue actuellement.
Une session d'observation = 1 observateur + 1 lieu + 1 date
Ex : 40% signifie que 40% des mailles d'observation de l'espèce se situe dans la région considérée.
Actuellement, les Hauts-de-France est la région avec le plus de potentiel pour héberger des populations de l'espèce. Toutefois, encore récemment, aucune population établie n'est connue (Delasalle et al. 2020).
Les données d'observation documentées concernent le mois de mai et juin. En France, les imagos pourraient voler de mi-avril à possiblement juin (début juillet).
| Altitude min. | 4m |
| Altitude max. | 840m |
| 80% des observations sont entre 7m et 152m |
|
L'espèce occupe les basses altitudes.