Atlas dynamique des Odonates de France
| Rédaction | Cédric VANAPPELGHEM & Alexandre RUFFONI pour le groupe Opie-Odonates |
| Date des données | Données jusqu'au 01/04/2025, intégrées le 10/02/2026 (moins de 3 mois, la monographie peut ne pas refléter l'état des dernières données !) |
| Date des statuts de validation | Dernier changement de statut de validation le 17/02/2026 |
| Date des textes | Dernière modification le 18/02/2026 |
Référence à citer :
Vanappelghem, C. & Ruffoni, A. (17 février 2026). Leucorrhinia rubicunda (Linnaeus, 1758), Atlas dynamique des Odonates de france, Office pour les insectes et leur environnement, https://atlas-odonates.insectes.org/odonates-de-france/leucorrhinia-rubicunda
| Ordre | Anisoptères |
| Famille | Libellulidae |
| Genre | Leucorrhinia |
| Espèce | Leucorrhinia rubicunda (CD_REF 65358) |
| Liste rouge mondiale | LC : Préoccupation mineure 2023 | ||||||
| Liste rouge européenne | LC : Préoccupation mineure 2023 | ||||||
| Liste rouge nationale | RE : Disparue au niveau régional 2016 | ||||||
| Plan National d'Actions en cours | Aller sur le site du PNA 2020 | ||||||
| Protections régionales |
Ile-de-France :
RI11 : Liste des insectes protégés en région Île-de-France : Article 1
1993
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| Listes rouges régionales | Selon régions | ||||||
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| Déterminante ZNIEFF | Selon région | ||||||
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Les mentions anciennes sont antérieures à 1900 (Dommanget 1987 ; Jacquemin & Boudot, 1991). Les observations attribuées à Pidancet en Franche-Comté se sont révélées erronées et correspondent en réalité à Leucorrhinia pectoralis (David et al., 2025).
Toutefois, des observations d’individus isolés ont été rapportées au XXIᵉ siècle (et à la fin du XXe). Des individus en dispersion, issus des populations des Flandres et du nord de l’Europe, sont régulièrement observés dans la région des Hauts-de-France (2000, 2008, 2011, 2012, 2015, 2018, 2019) et plus ponctuellement du Grand Est (Fierimonte & Vanappelghem, 2021). Les données documentées concernent principalement les Hauts-de-France (Picardie et Nord–Pas-de-Calais) (Gavory & Dommanget, 1998 ; Vanappelghem & Veille, 2001). Une observation a également été signalée en 2012 en Alsace (Forum Insectes ; M. Solari) ainsi qu'assez recemment en Champagne-Ardenne (Ternois, 2018).
Si l’on considère L. intermedia comme une espèce distincte présente à l’est du bassin versant du fleuve Ienisseï jusqu’au Japon (Kosterin & Zaika 2010 ; Medvedev et al. 2013), Leucorrhinia rubicunda, élément eurosibérien, est présente de la Belgique et des Pays-Bas jusqu’à l’Allemagne (partie nord et frange septentrionale des Alpes), l’Autriche et la Pologne. Son aire s’étend également à la Scandinavie, jusqu’au Kazakhstan, à l’ouest de la Sibérie et au nord-ouest de la Mongolie (Boudot & Kalkman, 2015 ; Boudot et al., 2017). Avec Leucorrhinia dubia, il s’agit de l’espèce la plus septentrionale d’Europe (Boudot & Kalkman, 2015). Elle est encore assez fréquente des Pays-Bas jusqu’aux rives de la mer Baltique (Heidmann & Seidenbuch, 2002).
L’espèce est très rare et en régression dans les zones tempérées, et les populations alpines sont petites et isolées. Avant 1950, elle était plus largement répandue qu'aujourd'hui en Belgique où se trouvent les populations les plus proches. On la trouvait alors non seulement dans la Campine, mais aussi dans la vallée de l'Escaut, entre Gand et Anvers et aux alentours de Bruxelles mais aussi dans les Ardennes.
Elle ne possède plus de populations établies en France ; les observations récentes en dehors de son aire de répartition permanente sont attribuées à des individus migrants (notamment en France, au Luxembourg et en Suisse). L’espèce était présente en Lorraine au XIXᵉ siècle, notamment dans les Vosges du Nord (Jacquemin & Boudot, 1991). En 1998-1999, l’existence de populations en Lorraine, Alsace et Franche-Comté était encore considérée comme possible (Gavory & Dommanget, 1998 ; Boudot, 1999). Actuellement, les populations pérennes les plus proches se trouvent en Belgique, en Campine (Boudot et al., 2017).
L’espèce fréquente des milieux stagnants (surtout les mares) oligotrophes à mésotrophes, riches en sphaignes ou en végétation (hélophytes ou hydrophytes), tels que les milieux tourbeux (gouilles, fosses), les mares, marais, lacs et étangs tourbeux ou herbeux mésotrophes (Dommanget, 1987 ; Boudot et al., 2017).
Bien qu’occupant souvent des habitats peu ombragés, elle se rencontre souvent dans des contextes boisés (Kalman & Lohr, 2015 ; Skvortsov, 2015).
Les données récentes ne sont le fruit que de la présence d'individus erratiques et aucune population établie n'est connue actuellement.
Ex : 40% signifie que 40% des mailles d'observation de l'espèce se situe dans la région considérée.
Actuellement, les Hauts-de-France est la région avec le plus de potentiel pour héberger des populations de l'espèce. Aucune population établie n'est connue, toutefois la récurrence des observations dans un secteur restreint et favorable à son développement dans l’Aisne laisse planer le doute sur une installation temporaire comme évoquée par Kalkman et Lohr (2015).
Les données d'observation documentées concernent le mois de mai et juin. En France, les imagos pourraient voler de mi-avril à possiblement juin (début juillet).
| Altitude min. | 5m |
| Altitude max. | 184m |
| 80% des observations sont entre 7m et 138m |
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L'espèce occupe les basses altitudes.