Photo : © Christophe Brochard

Atlas dynamique des Odonates de France

Leucorrhinia rubicunda (Linnaeus, 1758)

À propos de cette monographie
Rédaction Cédric VANAPPELGHEM & Alexandre RUFFONI pour le groupe Opie-Odonates
Date des données Données jusqu'au 01/04/2025, intégrées le 10/02/2026 (moins de 3 mois, la monographie peut ne pas refléter l'état des dernières données !)
Date des statuts de validation Dernier changement de statut de validation le 17/02/2026
Date des textes Dernière modification le 18/02/2026

Référence à citer :
Vanappelghem, C. & Ruffoni, A. (17 février 2026). Leucorrhinia rubicunda (Linnaeus, 1758), Atlas dynamique des Odonates de france, Office pour les insectes et leur environnement, https://atlas-odonates.insectes.org/odonates-de-france/leucorrhinia-rubicunda

Statuts Source : Taxref 17.0 (10/01/2024)
Liste rouge mondiale LC : Préoccupation mineure 2023
Liste rouge européenne LC : Préoccupation mineure 2023
Liste rouge nationale RE : Disparue au niveau régional 2016
Plan National d'Actions en cours Aller sur le site du PNA 2020
Protections régionales Ile-de-France : RI11 : Liste des insectes protégés en région Île-de-France : Article 1 1993
Listes rouges régionales Selon régions
Grand Est 2023 Disparue au niveau régional (RE)
Nord-Pas-de-Calais 2012 Non applicable (NA)
Picardie 2016 Données insuffisantes (DD)
Déterminante ZNIEFF Selon région
Hauts-de-France 3 départements sur 5

Densité des observations

Animer les données
Faible densité Densité moyenne Forte densité

Les mentions anciennes sont antérieures à 1900 (Dommanget 1987 ; Jacquemin & Boudot, 1991). Les observations attribuées à Pidancet en Franche-Comté se sont révélées erronées et correspondent en réalité à Leucorrhinia pectoralis (David et al., 2025).

Toutefois, des observations d’individus isolés ont été rapportées au XXIᵉ siècle (et à la fin du XXe). Des individus en dispersion, issus des populations des Flandres et du nord de l’Europe, sont régulièrement observés dans la région des Hauts-de-France (2000, 2008, 2011, 2012, 2015, 2018, 2019) et plus ponctuellement du Grand Est (Fierimonte & Vanappelghem, 2021). Les données documentées concernent principalement les Hauts-de-France (Picardie et Nord–Pas-de-Calais) (Gavory & Dommanget, 1998 ; Vanappelghem & Veille, 2001). Une observation a également été signalée en 2012 en Alsace (Forum Insectes ; M. Solari) ainsi qu'assez recemment en Champagne-Ardenne (Ternois, 2018).

Leucorrhinia rubicunda

la Leucorrhine rubiconde

Si l’on considère L. intermedia comme une espèce distincte présente à l’est du bassin versant du fleuve Ienisseï jusqu’au Japon (Kosterin & Zaika 2010 ; Medvedev et al. 2013), Leucorrhinia rubicunda, élément eurosibérien, est présente de la Belgique et des Pays-Bas jusqu’à l’Allemagne (partie nord et frange septentrionale des Alpes), l’Autriche et la Pologne. Son aire s’étend également à la Scandinavie, jusqu’au Kazakhstan, à l’ouest de la Sibérie et au nord-ouest de la Mongolie (Boudot & Kalkman, 2015 ; Boudot et al., 2017). Avec Leucorrhinia dubia, il s’agit de l’espèce la plus septentrionale d’Europe (Boudot & Kalkman, 2015). Elle est encore assez fréquente des Pays-Bas jusqu’aux rives de la mer Baltique (Heidmann & Seidenbuch, 2002).

L’espèce est très rare et en régression dans les zones tempérées, et les populations alpines sont petites et isolées. Avant 1950, elle était plus largement répandue qu'aujourd'hui en Belgique où se trouvent les populations les plus proches. On la trouvait alors non seulement dans la Campine, mais aussi dans la vallée de l'Escaut, entre Gand et Anvers  et aux alentours de Bruxelles mais aussi dans les Ardennes.

Elle ne possède plus de populations établies en France ; les observations récentes en dehors de son aire de répartition permanente sont attribuées à des individus migrants (notamment en France, au Luxembourg et en Suisse). L’espèce était présente en Lorraine au XIXᵉ siècle, notamment dans les Vosges du Nord (Jacquemin & Boudot, 1991). En 1998-1999, l’existence de populations en Lorraine, Alsace et Franche-Comté était encore considérée comme possible (Gavory & Dommanget, 1998 ; Boudot, 1999). Actuellement, les populations pérennes les plus proches se trouvent en Belgique, en Campine  (Boudot et al., 2017).

L’espèce fréquente des milieux stagnants (surtout les mares) oligotrophes à mésotrophes, riches en sphaignes ou en végétation (hélophytes ou hydrophytes), tels que les milieux tourbeux (gouilles, fosses), les mares, marais, lacs et étangs tourbeux ou herbeux mésotrophes (Dommanget, 1987 ; Boudot et al., 2017).

Bien qu’occupant souvent des habitats peu ombragés, elle se rencontre souvent dans des contextes boisés (Kalman & Lohr, 2015  ; Skvortsov, 2015).

Données d'autochtonie de Leucorrhinia rubicunda

Les données récentes ne sont le fruit que de la présence d'individus erratiques et aucune population établie n'est connue actuellement.

Données temporelles de Leucorrhinia rubicunda

Responsabilité régionale pour la conservation de l'espèce
<5% Très diluée <10% Diluée <20% Moyenne <35% Forte <100% Capitale

Ex : 40% signifie que 40% des mailles d'observation de l'espèce se situe dans la région considérée.

Actuellement, les Hauts-de-France est la région avec le plus de potentiel pour héberger des populations de l'espèce. Aucune population établie n'est connue, toutefois la récurrence des observations dans un secteur restreint et favorable à son développement dans l’Aisne laisse planer le doute sur une installation temporaire comme évoquée par Kalkman et Lohr (2015). 

Période de vol des adultes
J
F
M
A
M
J
J
A
S
O
N
D

Les données d'observation documentées concernent le mois de mai et juin. En France, les imagos pourraient voler de mi-avril à possiblement juin (début juillet).

Altitudes min/max d'observation
Altitude min. 5m
Altitude max. 184m
80% des observations sont entre
7m et 138m

L'espèce occupe les basses altitudes.

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