Atlas dynamique des Odonates de France
| Rédaction | Philippe LAMBRET pour le groupe Opie-Odonates |
| Date des données | Données jusqu'au 01/04/2025, intégrées le 10/02/2026 (moins de 3 mois, la monographie peut ne pas refléter l'état des dernières données !) |
| Date des statuts de validation | Dernier changement de statut de validation le 11/03/2024 |
| Date des textes | Dernière modification le 09/08/2022 |
Référence à citer :
Lambret, P. (29 mars 2022). Ischnura elegans (Vander Linden, 1820), Atlas dynamique des Odonates de france, Office pour les insectes et leur environnement, https://atlas-odonates.insectes.org/odonates-de-france/ischnura-elegans
| Ordre | Zygoptères |
| Famille | Coenagrionidae |
| Genre | Ischnura |
| Espèce | Ischnura elegans (CD_REF 65109) |
| Liste rouge mondiale | LC : Préoccupation mineure 2023 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Liste rouge européenne | LC : Préoccupation mineure 2023 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Liste rouge nationale | LC : Préoccupation mineure 2016 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Listes rouges régionales | Selon régions | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Cette espèce est certainement la plus commune et ubiquiste de France.
Cette espèce est essentiellement ouest-paléarctique, quoique présente jusqu'au Japon (Boudot & Kalkman, 2015). Euryèce, elle est capable de se reproduire dans des eaux stagnantes de nature très diverse (mares, marais, étangs, lacs, retenues...), qu'elles soient à un stade pionnier ou "climacique", douces ou saumâtres, de bonne qualité ou légèrement polluées (Boudot et al., 2017). Elle se reproduit également dans les eaux faiblement courantes telles que les ruisseaux, les fossés, les canaux, les parties calmes des fleuves.
En dehors des zones d'altitude, les mailles vides illustrent très certainement un manque de prospections. De même, les indices et preuves d'autochtonie devraient être relevés sur la plus grande partie de notre territoire.
Compte tenu du caractère commun de l'espèce, les mailles n'affichant que des données récentes ou anciennes sont à visiter à nouveau, comme au sud du Cotentin en Basse-Normandie.
Si l'augmentation du nombre de mailles d'observation traduit l'amélioration des connaissances de répartition à l'échelle de la métropole, la diminution de la fréquence d'observation de cette espèce par session de terrain pourrait s'expliquer par la montée en compétence des observateurs – capables d'identifier un plus grand nombre d'espèces – mais aussi par le fait qu'I. elegans est devenue une espèce qu'on ne saisit plus, ou mois du reste.
L'augmentation du nombre de mailles d'observation traduit l'amélioration des connaissances de répartition à l'échelle de la métropole.
Ex : 40% signifie que 40% des mailles d'observation de l'espèce se situe dans la région considérée.
Ici, la responsabilité de telle ou telle région est induite par le nombre d'observations réalisées, et traduit donc plus une pression d'observation ou l'étendu d'un territoire qu'une responsabilité réelle en termes de conservation.
La période de vol légèrement plus longue dans la moitié sud du pays s'explique par les températures plus douces qui permettent la "production" d'une génération supplémentaire (3 par an au total).
| Altitude min. | 1m |
| Altitude max. | 2859m |
| 80% des observations sont entre 22m et 490m |
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Bien qu'euryèce, l'espèce se rencontre essentiellement en dessous de 400 m d'altitude et ne s'aventure que très rarement au-dessus des 1 000 m.