Atlas dynamique des Odonates de France
| Rédaction | Cyril BERQUIER pour le groupe Opie-Odonates |
| Date des données | Données jusqu'au 01/04/2025, intégrées le 10/02/2026 |
| Date des statuts de validation | Aucun changement de statut de validation |
| Date des textes | Dernière modification le 22/10/2026 |
Référence à citer :
Berquier, C. (22 octobre 2026). Ischnura genei (Rambur, 1842), Atlas dynamique des Odonates de france, Office pour les insectes et leur environnement, https://atlas-odonates.insectes.org/odonates-de-france/ischnura-genei
| Ordre | Zygoptères |
| Famille | Coenagrionidae |
| Genre | Ischnura |
| Espèce | Ischnura genei (CD_REF 65113) |
| Liste rouge mondiale | LC : Préoccupation mineure 2023 | ||
| Liste rouge européenne | LC : Préoccupation mineure 2023 | ||
| Liste rouge nationale | LC : Préoccupation mineure 2016 | ||
| Listes rouges régionales | Selon régions | ||
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La Corse est la seule région française où ce taxon est représenté.
Ischnura genei est une demoiselle endémique de plusieurs îles de la Méditerranée occidentale. Elle est notamment présente en Corse, en Sardaigne, dans l’archipel toscan, en Sicile et à Malte (Boudot & Kalkman, 2015). Cette espèce euryèce peut coloniser une grande variété d’habitats. Ischnura genei affectionne en particulier les zones humides caractérisées par des eaux stagnantes à faiblement courantes, permanentes à temporaires (le plus souvent semi-temporaires) et douces à saumâtres. Ces milieux présentent généralement une végétation aquatique (hydrophytes ou hélophytes), même si celle-ci peut parfois être très peu abondante. Cette végétation constitue notamment un support de ponte et offre des habitats favorables aux larves. Les mares et marais de basse altitude à caractère semi-temporaire apparaissent particulièrement favorables à ce taxon. Ischnura genei peut se maintenir localement dans des milieux soumis à des pressions anthropiques parfois très importantes (ex : pollution, urbanisation). Cette espèce ne semble pas menacée de disparition en Corse, bien que sa zone d’occupation ait diminué au cours des dernières décennies. Cette dernière semble toutefois s’être relativement stabilisée au cours de la dernière décennie, mais à un niveau inférieur à son niveau historique, tandis que sa zone d’occurrence est restée stable. Le changement climatique (ex : sécheresses prolongées, assèchement précoce des habitats), l’introduction d’espèces exotiques envahissantes (ex : poissons et écrevisses exotiques) et la dégradation de ses habitats (ex : urbanisation, drainage des milieux humides, travaux de terrassement ou de remblaiement) constituent les principales menaces pour ce taxon.
Ischnura genei est une espèce dont l’abondance peut être très variable (faible à très élevée) selon les stations et les années. Les imagos sont principalement observés à proximité des sites de reproduction, mais les comportements erratiques et les déplacements de dispersion sont également fréquents, notamment chez les individus immatures. Il est donc recommandé de relever les comportements d’accouplement ou de ponte afin de mieux évaluer le degré d’autochtonie de l’espèce sur les sites d’observation.
En Corse, cette espèce très commune, localement abondante et facile à détecter fait régulièrement l’objet d'observations.
Le pourcentage de mailles dans lesquelles Ischnura genei a été observée a connu une augmentation globalement régulière au cours des dernières décennies. Un pic d’observations a toutefois été enregistré au milieu des années 2000. Ce pic s’explique en grande partie par l’important effort de prospection mené par la Société française d’odonatologie et la Direction régionale de l’environnement de Corse dans le cadre de l’élaboration du premier atlas des libellules de Corse (Roché et al., 2008). Aujourd’hui, le nombre de données d’observation continue de progresser, notamment grâce au développement des réseaux naturalistes, en particulier en Corse, et à la mise en œuvre de programmes de conservation, tels que le PNA en faveur des libellules et sa déclinaison régionale.
Le nombre de mailles dans lesquelles Ischnura genei a été observée a fortement augmenté jusqu’à la fin des années 2000, avant de tendre à se stabiliser ces dernières années, malgré la progression continue du nombre de données d’observation. Cette évolution reflète principalement l’amélioration des connaissances sur la répartition de cette espèce, qui peut être considérée comme commune et largement répandue en Corse.
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Ex : 40% signifie que 40% des mailles d'observation de l'espèce se situe dans la région considérée.
La Corse est la seule région française où Ischnura genei est présente. Elle porte donc une responsabilité régionale capitale dans la conservation de cette espèce à l’échelle nationale.
Cette espèce plurivoltine vole principalement de mars à octobre, avec un pic d’activité entre juin et septembre.
| Altitude min. | -6m |
| Altitude max. | 1569m |
| 80% des observations sont entre -1m et 203m |
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Ischnura genei est une espèce très commune et largement répandue en Corse, qui se reproduit de l’étage thermoméditerranéen à l’étage montagnard (0 à 1 800 m). L’espèce reste toutefois davantage représentée aux plus basses altitudes, en lien notamment avec la répartition des zones humides sur l’île.